La LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur visite Cérès Flore : le végétal local au service de la biodiversité

Le 8 septembre 2026, la LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur a consacré un article à Cérès Flore, à la suite d’une visite de notre pépinière de végétaux indigènes sauvages à Loriol-du-Comtat, dans le Vaucluse.

Cette rencontre a été l’occasion d’échanger autour d’un sujet qui nous tient particulièrement à cœur : le rôle du végétal local dans la préservation et la restauration de la biodiversité.

Nous sommes heureux de partager cet article et de revenir sur les raisons pour lesquelles produire et planter des végétaux sauvages d’origine locale constitue un véritable enjeu pour nos territoires.

Une rencontre autour du végétal local

Dans le cadre de ses actions en faveur de la biodiversité, notamment à travers les programmes Refuges LPO et Nature en ville, la LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur recommande régulièrement l’utilisation d’essences locales méditerranéennes.

C’est dans ce contexte que l’équipe de la LPO est venue découvrir notre pépinière de Loriol-du-Comtat, spécialisée dans la production de végétaux indigènes sauvages.

La visite a permis de présenter concrètement notre démarche : de la collecte du matériel végétal dans des espaces naturels jusqu’à la production des jeunes plants, en passant par les différentes techniques de semis et de bouturage.

La LPO revient notamment sur notre travail de collecte de graines, boutures et apex issus de populations végétales locales, ainsi que sur les techniques horticoles utilisées pour produire des plants adaptés aux conditions de leur futur territoire de plantation.

Pourquoi privilégier des végétaux indigènes sauvages ?

Planter un arbre, un arbuste ou une plante locale ne consiste pas uniquement à choisir une espèce adaptée au climat.

L’origine du végétal compte également.

Les végétaux sauvages locaux ont évolué au fil du temps avec les conditions pédoclimatiques de leur territoire, mais aussi avec l’ensemble des organismes qui composent leur écosystème : insectes, oiseaux, champignons, mammifères et autres végétaux.

Cette longue histoire commune crée des interactions essentielles au fonctionnement des écosystèmes.

C’est notamment le cas des relations entre certaines plantes et les insectes. Une plante peut constituer une ressource alimentaire, un refuge ou encore une plante-hôte indispensable au développement d’une espèce de papillon.

C’est pourquoi la restauration de la biodiversité ne peut pas se limiter à augmenter le nombre de végétaux plantés. Elle doit aussi chercher à reconstituer des communautés végétales cohérentes avec le territoire.

Des plantes locales pour les papillons et la faune sauvage

Lors de sa visite, la LPO s’est particulièrement intéressée à la diversité des végétaux produits chez Cérès Flore.

Parmi les espèces présentées figurent plusieurs plantes-hôtes de papillons présents en Provence.

Le Baguenaudier, par exemple, constitue la plante-hôte de l’Azuré du Baguenaudier. Les chèvrefeuilles sauvages peuvent accueillir plusieurs espèces de papillons, tandis que la Badasse est associée à la Zygène cendrée.

Le Micocoulier de Provence, le Cerisier de Sainte-Lucie, le Nerprun alaterne, les Coronilles ou encore les Saules participent eux aussi à des réseaux d’interactions avec la faune locale.

Cette dimension écologique est au cœur de notre approche chez Cérès Flore : une palette végétale pertinente est une palette qui prend en compte le fonctionnement du vivant dans son ensemble.

Du végétal local à la restauration écologique

Notre travail ne se limite donc pas à produire des plants.

Les végétaux indigènes sauvages que nous produisons sont destinés à différents types de projets :

  • restauration écologique ;
  • renaturation de sites dégradés ;
  • aménagements paysagers favorables à la biodiversité ;
  • création et restauration de haies ;
  • projets de végétalisation en ville ;
  • restauration de continuités écologiques ;
  • projets agricoles et viticoles ;
  • aménagements liés aux infrastructures et aux territoires.

Cérès Flore fournit également des branches, ramilles et boutures de Saule et de Tamaris destinées notamment aux chantiers de génie écologique, ainsi que des solutions de paillage et de protection des plantations. Une grainothèque est également en cours de développement.

L’objectif reste toujours le même : mettre à disposition des acteurs du territoire un végétal dont l’origine et les caractéristiques écologiques ont du sens pour les projets de demain.

Le label « Végétal local » : garantir une origine adaptée

La démarche de Cérès Flore s’inscrit dans le cadre du label Végétal local, qui vise notamment à garantir l’origine locale des végétaux et à structurer des filières de collecte et de production adaptées aux territoires.

Pour les projets de restauration de la biodiversité, cette question de l’origine génétique des végétaux est particulièrement importante.

Il ne s’agit donc pas simplement de rechercher « une espèce méditerranéenne », mais de réfléchir à l’origine des populations végétales utilisées et à leur adéquation avec le territoire du projet.

C’est cette approche que nous cherchons à développer chez Cérès Flore : produire des végétaux sauvages, locaux et tracés pour permettre aux projets de végétalisation de s’appuyer sur un matériel végétal cohérent avec leur territoire.

Merci à la LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur

Nous remercions chaleureusement l’équipe de la LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur pour sa visite, son intérêt pour notre démarche et le temps consacré à découvrir notre travail.

Son article met particulièrement bien en lumière le lien entre végétal local, biodiversité et fonctionnement des écosystèmes, ainsi que l’intérêt de reconnecter les projets d’aménagement avec le vivant.

👉 [Lire l’article complet de la LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur : « Visite d’une pépinière labellisée Végétal local, Cérès Flore à Loriol-du-Comtat (84) »]

Lire l’article complet sur le site de la LPO Provence-Alpes-Côte d’Azur

Produire local pour restaurer le vivant

Cette visite illustre finalement une conviction que nous partageons avec la LPO :

la biodiversité de demain se construit aussi avec les végétaux que nous choisissons de planter aujourd’hui.

Chez Cérès Flore, nous souhaitons contribuer à cette évolution en développant une filière de végétaux indigènes sauvages d’origine locale, destinés aux projets de renaturation, de restauration écologique et d’aménagement durable des territoires.

Parce que pour qu’un territoire soit durable, il doit être enraciné dans son vivant.